Que faire lorsque j'ai été malade après avoir mangé un aliment ?La réponse de l'IDACMalgré une information parfois alarmiste des médias, les aliments d'aujourd'hui sont beaucoup plus sûrs qu'il y a quelques dizaines d'années et ils sont rarement responsables en France de troubles chez les consommateurs; néanmoins il est toujours possible de contracter une affection d'origine alimentaire. Avant de mettre en cause l'aliment il est nécessaire de savoir que beaucoup d'affections peuvent être confondues avec des Toxi Infections Alimentaires Collectives (TIAC) ou non Collectives. En particulier de nombreuses maladies dues à des virus (gastro-entérites virales) peuvent se traduire par des symptômes digestifs (vomissements, diarrhées) brutaux, sans prodrome (pas de signes avant-coureurs), qui sont souvent associées par le consommateur au dernier aliment consommé, d'autant plus que celui ci avait un goût inhabituel ou n'a pas été mangé de bon appetit. Conduite à tenirDans tous les cas conservez les restes de l'aliment suspect au froid positif (réfrigérateur) pour une conservation courte ou négatif (congélateur) pour une conservation plus longue jusqu'à ce qu'on ait décidé de l'analyser ou pas. Si vous disposez d'unités de vente consommateurs non ouvertes, il faut éviter de les ouvrir afin de conserver le produit dans l'état où il a été vendu. Nous vous conseillons de conserver tous les autres aliments de vos précédents repas qui sont encore à votre disposition car ce n'est pas toujours l'aliment suspecté par le consommateur (en général un aliment du dernier repas) qui est responsable des troubles mais un autre plus anodin et consommé un ou deux jours auparavant peut être en cause. En restauration collective la règlementation prévoit que les repas témoins des cinq derniers jours soient conservés en permanence. En effet, peu de troubles digestifs ont une incubation supérieure à cinq jours. S'il y a plusieurs malades présentant des troubles digestifs (vomissements, diarrhée): il est nécessaire de consulter le médecin traitant. S'il y a deux malades ou plus présentant les mêmes symptomes, celui ci peut faire une déclaration officielle de TIAC auprès de la DDASS ou de la DSV. Si une enquête officielle est décidée, les analyses seront prises en charge par les services de l'Etat dans le cadre de l'enquête ouverte. S'il y a un seul malade, il n'y a pas d'enquête officielle sauf pour les maladies à déclaration obligatoire, comme les Listérioses que les médecins doivent déclarer. Dans ce cas d'un seul malade et en l'absence d'enquête officielle, si vous souhaitez néanmoins faire des analyses, celles ci seront à votre charge. Les analyses réalisables sur un aliment sont très nombreuses (analyses microbiologiques ou recherches de contaminants chimiques) et une recherche non ciblée sur un problème précis peut conduire à des coûts analytiques élevés. Nous pouvons vous conseiller en fonction des symptômes décrits, de l'anomalie de goût remarquées lors de l'ingestion de l'aliment, mais malgré une étude attentive de nombreuses analyses ne permettent pas toujours de prouver le rôle de l'aliment. La plupart des troubles associés par les consommateurs à des aliments regressent en quelques jours avec un traitement symptomatique. Le meilleurs conseil que nous pouvons vous donner dans le cas d'un seul malade est:
Dans tous les cas gardez à l'esprit que votre action doit être diplomatique, discrête et constructive, car à moins d'avoir la preuve formelle d'anomalie de l'aliment(ce qui est rare malgré les analyses faites) et d'avoir déposé une plainte en bonne et due forme, vous ne pouvez entreprendre que des démarches amiables s'il n'y a pas eu d'enquête officielle. Quelques règles à respecter
Pour tout renseignement complémentaire ou si vous souhaitez faire réaliser des analyses pour votre propre compte en dehors d'une enquête officielle, prenez contact avec le secrétariat de division de l'IDAC au 02 51 85 44 15 , 44 27 ou 44 73 qui vous orientera sur une personne compétente. |
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